cuisine sauvage

Sortie de classe croque nature

23 juin 2017

La classe d’Aline est venue depuis Versoix en train, bus et téléphérique, pour passer un petit moment au frais tout relatif de la montagne et apprendre à reconnaître et apprêter quelques plantes sauvages lors de cette sortie de classe croque nature.

Ils annonçaient une grosse grosse canicule. Heureusement, au Salève, il faisait plus frais, et quelques nuages sont venus à notre rescousse pour cacher le soleil brûlant.

Viking était de la partie lui aussi, car il fallait bien porter le matériel de cuisine! Un peu inquiet d’être tout seul – d’habitude il m’accompagne lors de sorties avec sa copine Toundra – il nous a offert des jolies petites vocalises tout au long de la journée. La bonne herbe verte a eu certes un effet calmant, mais Viking restera toujours Viking, un petit cheval émotif n’aimant pas être loin de ses congénères.

En route, nous cueillons la fleur de sucre, la jolie petite pimprenelle, le plantain qui aime qu’on lui marche dessus, l’égopode au nom imprononçable, la patte d’ours la favorite des arrière-arrière grand-mères. Et bien sûr, la reine de toutes, l’ortie!

Tout notre petit monde (enfin, presque tout notre petit monde, certains se passionnent plus pour les araignées) met la main à la pâte pour nettoyer, hacher, mélanger, assaisonner, tartiner… pour obtenir au final un véritable banquet!

Le chemin du retour est plus rapide, c’est qu’il ne faut pas rater la benne, celle qui ramènera la classe au bus, puis au train, puis à Versoix. Merci Aline pour cette belle journée et à bientôt!

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Rando-chips!

17 juin 2017

Pour ses 7 ans, Lucie avait choisi de faire un tour avec les chevaux islandais. Mais l’idée de cuisiner quelques orties lui plaisait aussi! C’est comme cela qu’est née l’idée toute simple de la rando-chips 🙂

Toute sa petite troupe de copines est venue faire connaissance avec les chevaux avant de partir. Parmi elles, il y en a quelques unes qui font du poney en centre équestre, mais quand il s’agit de guider un cheval à pied en randonnée, les codes sont très différents ! C’est une question de bon sens: marcher devant le cheval et non pas à côté, tenir la longe d’une main, regarder devant soi, et donner des instructions claires au cheval en utilisant la voix aussi. Cela demande de la confiance en soi, de la coordination, de l’anticipation, et le sens des responsabilités… Un sacré apprentissage!

Notre balade nous a menée sur les Crêtes, jusqu’à un petit coin sympathique à l’ombre.  Les chevaux broutent tranquillement pendant la pause goûter – gâteau – cadeau. Un peu plus bas, on découvre un terrier de blaireau probablement encore utilisé.

Plus tard, de retour à la maison, on cueille quelques orties. Le plus important, c’est de caresser ces plantes susceptibles dans le sens du poil pour ne pas être piqué 🙂 Pour la suite, je n’en dirais pas plus, si ce n’est que le petit côté croustillant des chips surprendra petits et grands!

 

 

 

 

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C’est chouette la cuisine sauvage avec des chouettes nanas!

8 septembre 2016

Aujourd’hui, Katrin (Katrando), Valériu et moi sommes à la Maison du Salève pour animer une matinée « Le Salève se déguste »  : cueillette et dégustation de plantes sauvages pour des chouettes nanas venues de Vienne.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais cet année tout est particulièrement sec, et pour préparer nos recettes nous avons du farfouiller un peu pour trouver de la berce, du plantain, des orties. Les noisettes et mures sont venues agrémenter nos petits plats. Et les fleurs pour décorer, ben il n’y en avait plus beaucoup!!

Qu’à cela ne tienne, nous avions une véritable équipe de fées de la cuisine, des vraies connaisseuses, toutes enjouées, motivées, intéressées, curieuses, bref, que du bonheur pour nous! Au menu, nous avons donc préparé toutes sortes de tartinades (ma favorite; au beurre et à l’ortie, quoique le peso de plantain n’était pas mal non plus!!), des boulettes à la berce, des chips d’ortie, du tzaziki, bref, de quoi se régaler.

Voilà t-y pas que l’apéro est terminé, et nous avons droit à un délicieux repas apporté par un traiteur… Ah, des journées comme ça, c’est quand vous voulez! Parce que c’est chouette la cuisine sauvage avec des chouettes nanas!

 

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Sortie cueillette à la Maison du Salève

18 mai 2016

Pascal Weber, journaliste et fondatrice du journal Genevois Styles, a très bien résumé cette sortie à la Maison du Salève dans son article paru sur le web le 1er juin 2016. Je cite:

« Il y a deux semaines, j’ai assisté à une délicieuse balade « Cueillette et dégustation de plantes sauvages » organisée à La Maison du Salève  et financée par le Conseil de la Haute-Savoie dans le cadre du plan de protection et de valorisation des Espaces naturels sensibles.

Emmanuelle Gabioud, accompagnatrice en montagne et spécialiste des plantes sauvages, nous a emmenée dans une balade gustative étonnante avant de nous révéler les secrets de la cuisine avec les plantes sauvages.

C’est incroyable, j’ai grandi à la campagne, ma grand-mère était presque botaniste, et c’est tout juste si il y a quelques temps je savais faire la différence entre l’Ail des Ours et le muguet…

Il y a moins d’un siècle, nos ancêtres étaient moins bêtes que nous et savaient utiliser les plantes sauvages pour se nourrir mais aussi pour leur santé ! Les plantes ont mille et une vertus, gustatives, dépuratives, fortifiantes, calmantes… tout ça pour un budget très très économique. » (Source: Genevois Styles).

Elle y décrit quelques unes des plantes récoltées. Malheureusement, elle n’a pas pu rester pour la suite: trier, laver, couper, hacher, faire revenir, frire, décorer, déguster…

Et bien entendu, c’était délicieux !

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Bons petits plats en petit comité

16 mai 2016

Elles étaient trois ce jour là à êtres venues découvrir les plantes comestibles au Salève. Toutes les trois de la région, elles n’étaient jamais vraiment venues au Salève, ou du moins pas à la Croisette. C’était donc pour elles une double découverte. Georges, lui, a préféré se poser pour un café (auquel il n’a apparemment pas eu droit car il y avait trop de monde aux restaurants?) pour ménager son dos, mais il nous a rejoint et bien aidées. C’est ainsi que nous avons cueilli nos plantes et préparé de bons petits plats en petit comité.

Marie, Régine et Simone étaient, comme on dit, au taquet. Panier, bloc notes, crayon, bien équipées (ou plus ou moins) pour affronter la fraicheur du jour, les yeux et les oreilles à l’affût,  elle ne ratent pas un mot, pas une plante, pas une anecdote, rien! Elles sont ravies d’arriver à identifier quelques plantes toutes seules. Bon, au bout d’un moment, c’est l’overdose…. quand elles confondent la mercuriale avec l’aspérule odorante, je me dis que là, faut que j’arrête!! On s’installe dans mon jardin pour la suite du programme.

Le temps est passé vite, le soleil s’est soudainement caché, il a fait froid, j’ai sorti les doudounes, et elles ont continué à hacher, couper, mélanger, laver, trier… Nous avons cuisiné des bons petits plats: une omelette à la silène enflée, des galettes à la berce avec un peu d’égopode, le tzatziki à la petite pimprenelle… et encore je ne vous dis pas tout. Elles ont même dégusté des grosses touffes de stellaires qui pourtant poussent les crottins généreusement abandonnés là par Toundra et Viking. Moi je dis, chapeau Mesdames!

Des après-midi comme ça, c’est que du bonheur. Des si bons petits plats en petit comité, c’est quand vous voulez!

 

 

 

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